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Nous quittons Santorin par avion avec l'espoir d'être un peu libérés de la pression touristique aux Météores, haut lieu du monachisme orthodoxe. Le début de notre voyage automobile depuis Thessalonique ne nous déçoit pas, puisque nous empruntons une magnifique autoroute de montagne presque vide, munie de très nombreux tunnels. Manifestement les fonds de rééquilibrage européens ont servi à quelque chose. En revanche notre voiture de location a un peu de mal dans la pente, malgré le départ d'Elvire pour la France.
Une fois arrivés sur les plateaux, nous traversons un énorme orage d'été, animé d'éclairs vibrants. La dernière portion du parcours s'effectue sur une petite route qui nous ramène doucement au niveau des formations géologiques des Météores, et à notre hôtel un peu à l'écart de l'agglomération, et généreusement pourvu de meubles en bois anciens. Enfin un peu d'air climatisé, ça fait du bien !
Nous profitons d'une belle vue sur les rochers des Météores depuis notre balcon. Nous avons déjà envie de prendre notre sac à dos.
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mardi 4 août 2015
Du bleu, encore du bleu
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Je me rends compte que je ne vous ai pas encore infligé quelques plans de dômes bleus, ça ne vous manque pas ? C'est pourtant une spécialité de Santorin. Allez, nous allons commencer en douceur par le clocher d'une petite église d'Imerovigli.
Sur les pentes du volcan il y a aussi pas mal de petites merveilles, ici au bout d'un chemin sans issue.
Le pire c'est qu'en plus on peut aussi se baigner dans une eau chaude et transparente, sur des plages de sable noir même pas bondées. Moyennant une petite consommation, l'accès aux chaises longues et aux parasols des restaurants situés en bordure de plage est libre, ce qui vaut mieux vue la puissance du soleil.
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Je me rends compte que je ne vous ai pas encore infligé quelques plans de dômes bleus, ça ne vous manque pas ? C'est pourtant une spécialité de Santorin. Allez, nous allons commencer en douceur par le clocher d'une petite église d'Imerovigli.
Sur les pentes du volcan il y a aussi pas mal de petites merveilles, ici au bout d'un chemin sans issue.
Le pire c'est qu'en plus on peut aussi se baigner dans une eau chaude et transparente, sur des plages de sable noir même pas bondées. Moyennant une petite consommation, l'accès aux chaises longues et aux parasols des restaurants situés en bordure de plage est libre, ce qui vaut mieux vue la puissance du soleil.
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lundi 3 août 2015
S'ensevelir pour échapper à la foule
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La capitale de Santorin, Fira, est entièrement dévolue au tourisme et regorge de boutiques en tous genres et de restaurants. Pour échapper à la foule cosmopolite qui quadrille ses ruelles à toute heure, il n'y a pas trente six solutions : il faut se réfugier au musée archéologique. Moyennant un droit d'entrée modique, celui-ci offre calme, fraîcheur et lumière modérée. Ca vaut vraiment le détour !
Le musée présente une bonne partie des oeuvres d'art mises à jour dans la ville antique d'Akrotiri à partir de 1967 par l'archéologue grec Spyridon Marinatos. Celui-ci l'a retrouvée sous une couche de cendres et de pierres ponces de quinze mètres d'épaisseur, éjectées lors de la dernière éruption du volcan (au XVI ou XVIIème siècle avant JC), avant qu'il ne s'effondre dans sa chambre magmatique en formant la caldeira actuelle et au passage un tsunami qui a un temps été tenu responsable de la disparition brutale de la civilisation minoenne.
L'éruption ensevelit et protégea la ville comme le Vésuve l'a fait ultérieurement de Pompéi, mais aucun corps n'y a été retrouvé : les habitants, alertés par le tremblement de terre qui la précéda, quittèrent probablement l'île avec leurs biens les plus précieux. Marinatos était convaincu que cette catastrophe avait donné naissance à la légende de l'Atlantide.
La découverte d'Akrotiri est un mélange d'obsession, intuition, déduction et érudition, puisque Marinatos s'est en partie basé sur les indications des auteurs antiques Strabon et Pindare pour choisir l'endroit où piocher, tout de suite avec succès. Il mourut en 1974 sur le champ de fouilles en tombant d'un mur instable, peu après avoir été licencié par le nouveau chef de la junte des colonels, non en raison de divergences idéologiques, puisqu'il était un ardent nationaliste, mais par ce qu'il avait été trop proche du dictateur précédent.
Selon les archéologues, la ville n'aurait été fouillé qu'à 4% aujourd'hui, ce qui laisse espérer de belles découvertes. Il est possible de visiter le site protégé par un toit de lames de bois articulées.
Les maisons dégagées pouvaient avoir deux ou trois étages, et étaient reliées à un système d’égout. Une partie de leurs murs étaient décorées de fresques dont certaines sont bien conservées comme en témoignent ces quelques clichés. Leur style, naturel et très dynamique, reposait largement sur l'observation.
Les sculpteurs n'étaient pas en reste : en témoigne notamment cette tête d'animal que certains d'entre vous sauront immédiatement identifier, ou alors ce n'est plus la peine d'incorporer d'easter eggs dans ce blog.
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La capitale de Santorin, Fira, est entièrement dévolue au tourisme et regorge de boutiques en tous genres et de restaurants. Pour échapper à la foule cosmopolite qui quadrille ses ruelles à toute heure, il n'y a pas trente six solutions : il faut se réfugier au musée archéologique. Moyennant un droit d'entrée modique, celui-ci offre calme, fraîcheur et lumière modérée. Ca vaut vraiment le détour !
Le musée présente une bonne partie des oeuvres d'art mises à jour dans la ville antique d'Akrotiri à partir de 1967 par l'archéologue grec Spyridon Marinatos. Celui-ci l'a retrouvée sous une couche de cendres et de pierres ponces de quinze mètres d'épaisseur, éjectées lors de la dernière éruption du volcan (au XVI ou XVIIème siècle avant JC), avant qu'il ne s'effondre dans sa chambre magmatique en formant la caldeira actuelle et au passage un tsunami qui a un temps été tenu responsable de la disparition brutale de la civilisation minoenne.
L'éruption ensevelit et protégea la ville comme le Vésuve l'a fait ultérieurement de Pompéi, mais aucun corps n'y a été retrouvé : les habitants, alertés par le tremblement de terre qui la précéda, quittèrent probablement l'île avec leurs biens les plus précieux. Marinatos était convaincu que cette catastrophe avait donné naissance à la légende de l'Atlantide.
La découverte d'Akrotiri est un mélange d'obsession, intuition, déduction et érudition, puisque Marinatos s'est en partie basé sur les indications des auteurs antiques Strabon et Pindare pour choisir l'endroit où piocher, tout de suite avec succès. Il mourut en 1974 sur le champ de fouilles en tombant d'un mur instable, peu après avoir été licencié par le nouveau chef de la junte des colonels, non en raison de divergences idéologiques, puisqu'il était un ardent nationaliste, mais par ce qu'il avait été trop proche du dictateur précédent.
Selon les archéologues, la ville n'aurait été fouillé qu'à 4% aujourd'hui, ce qui laisse espérer de belles découvertes. Il est possible de visiter le site protégé par un toit de lames de bois articulées.
Les maisons dégagées pouvaient avoir deux ou trois étages, et étaient reliées à un système d’égout. Une partie de leurs murs étaient décorées de fresques dont certaines sont bien conservées comme en témoignent ces quelques clichés. Leur style, naturel et très dynamique, reposait largement sur l'observation.
Les sculpteurs n'étaient pas en reste : en témoigne notamment cette tête d'animal que certains d'entre vous sauront immédiatement identifier, ou alors ce n'est plus la peine d'incorporer d'easter eggs dans ce blog.
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dimanche 2 août 2015
Embouteillage piétonnier à Oia
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Le jour de notre arrivée nous avions décidé d'aller à Oia à pied profiter du coucher de soleil, très réputé, et de nous baigner dans une petite crique accessible en bas de la falaise. Mais les distractions étaient tellement nombreuses sur le chemin de crête que nous n'y sommes arrivés qu'à la nuit.
Nous avons ainsi croisé à Imerovigli le jeune marié indien d'une fête proche de son point d'orgue, dont l'entrée dans la villa louée pour l'occasion était saluée par les tambours. Il avait un petit air de Peter Sellers, espérons que la party ne s'est pas terminée pas en apocalypse !
Passé les derniers hôtels la nature reprenait ses droits en infiltrant des débris de ponces horriblement durs entre la semelle de nos sandales et la plante de nos pauvres pieds. Ceci n'a pas amélioré notre rythme, et nous n'avons gagné les premières habitations d'Oia qu'à la nuit tombée.
Après cette randonnée de quelques kilomètres, avec nos chaussures poussiéreuses et nos tee-shirts tachés de sueur, nous aurions par trop détonné dans la faune smart and glossy du village. Nous avons donc pris le bus et organisé notre premier dîner aux chandelles sur la terrasse de notre gîte.
Revenant à Oia le lendemain, nous constatons que ce spot probablement ultime est tellement fréquenté qu'il s'y produit des embouteillages de piétons. C'est à l'occasion de l'une de ces stations involontaires que nous découvrons une librairie bien achalandée tenue par des anglo-saxons établis là depuis dix ans. L'arrangement de leur échoppe suffit à y faire rentrer les touristes qui se paient ainsi quelques clichés culturels à bon compte. Il est même d'usage de laisser une obole pour la rémunération du décor photographique créé par les libraires, et le seau est bien pourvu en pièces. Nous y renouvelons notre provision de livres, car il faut penser à la sieste.
Nous finissons la journée au restaurant Karma, où nous dégustons une cuisine grecque créative, ce n'est pas si fréquent. Je réunirai sur une page nos bonnes adresses, c'est promis !
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Le jour de notre arrivée nous avions décidé d'aller à Oia à pied profiter du coucher de soleil, très réputé, et de nous baigner dans une petite crique accessible en bas de la falaise. Mais les distractions étaient tellement nombreuses sur le chemin de crête que nous n'y sommes arrivés qu'à la nuit.
Nous avons ainsi croisé à Imerovigli le jeune marié indien d'une fête proche de son point d'orgue, dont l'entrée dans la villa louée pour l'occasion était saluée par les tambours. Il avait un petit air de Peter Sellers, espérons que la party ne s'est pas terminée pas en apocalypse !
Passé les derniers hôtels la nature reprenait ses droits en infiltrant des débris de ponces horriblement durs entre la semelle de nos sandales et la plante de nos pauvres pieds. Ceci n'a pas amélioré notre rythme, et nous n'avons gagné les premières habitations d'Oia qu'à la nuit tombée.
Après cette randonnée de quelques kilomètres, avec nos chaussures poussiéreuses et nos tee-shirts tachés de sueur, nous aurions par trop détonné dans la faune smart and glossy du village. Nous avons donc pris le bus et organisé notre premier dîner aux chandelles sur la terrasse de notre gîte.
Revenant à Oia le lendemain, nous constatons que ce spot probablement ultime est tellement fréquenté qu'il s'y produit des embouteillages de piétons. C'est à l'occasion de l'une de ces stations involontaires que nous découvrons une librairie bien achalandée tenue par des anglo-saxons établis là depuis dix ans. L'arrangement de leur échoppe suffit à y faire rentrer les touristes qui se paient ainsi quelques clichés culturels à bon compte. Il est même d'usage de laisser une obole pour la rémunération du décor photographique créé par les libraires, et le seau est bien pourvu en pièces. Nous y renouvelons notre provision de livres, car il faut penser à la sieste.
Nous finissons la journée au restaurant Karma, où nous dégustons une cuisine grecque créative, ce n'est pas si fréquent. Je réunirai sur une page nos bonnes adresses, c'est promis !
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samedi 1 août 2015
Enfin avec la jet set !
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Le séjour à Santorin est le moment de luxe du voyage, avec une villa troglodytique située sur les pentes de la caldeira à Imerovigli, un petit village situé entre Fira et Oia, préservé des grandes masses touristiques. Ses terrasses donnent directement sur la mer et Nea Kameni, le foyer volcanique résiduel. Les petits déjeuners, ombragés par un parasol, et les dîners aux chandelles, où la pleine lune extrait les îles centrales de l’obscurité, sont autant de supplices répétés pendant quatre jours.
Ici une vue de l'entrée de notre repaire, les volets étant clos pour conserver la relative fraîcheur de l'habitation :
Là le contre champ, toujours égayé par Anouk :
Nous pourrions rester des heures devant ce spectacle toujours changeant, si la chaleur ne nous en chassait pas. Il manque juste l'effet de la marée pour que ce soit parfait.
Nous n’avons pas de piscine à débordement comme sur les publicités des hôtels haut de gamme mais nous trouvons rapidement à proximité un bar-pool, accessible moyennant quelques sangrias, donc tout va bien.
A Imerovigli comme ailleurs les habitations sont construites en cascade sur la crête de la falaise. Elles n’ont généralement qu’un seul étage et sont peintes à la chaux. Elles sont reliées au chemin de crête par des escaliers formant un labyrinthe éclatant ponctué de chats.
Beaucoup d’habitations sont gérées par un hôtelier. Chaque détail est hyper soigné, et il est difficile de trouver une perspective qui ne suscite pas l’admiration.
Le revers de tout cela c’est que les habitations sur la falaise fonctionnent comme un immeuble collectif : on entend tout ce que font les voisins dès qu’ils sont dehors, notamment quand ils sont pénétrés par le volcanisme ambiant et pètent un câble, ce dont nous serons tout de même témoins deux fois en quatre jours.
Il y a beaucoup d’Américains mais aussi d’Asiatiques. Certains viennent s’y marier ou du moins y faire quelques photos romantiques, comme ce couple d’Allemands.
Dans l’ensemble il y a beaucoup de touristes assez bien pourvus en cash. En témoignent nos voisins immédiats qui pour faire leurs selfies ont négligé la perche trop commune au profit du drone quadri-copter, tellement plus sexy ! Heureusement cela n'a duré qu'un quart d'heure, sinon je sortais mon short-gun. Je me demande toujours s'ils ont amené l'engin avec eux ou s'ils l'ont trouvé à louer sur place.
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Le séjour à Santorin est le moment de luxe du voyage, avec une villa troglodytique située sur les pentes de la caldeira à Imerovigli, un petit village situé entre Fira et Oia, préservé des grandes masses touristiques. Ses terrasses donnent directement sur la mer et Nea Kameni, le foyer volcanique résiduel. Les petits déjeuners, ombragés par un parasol, et les dîners aux chandelles, où la pleine lune extrait les îles centrales de l’obscurité, sont autant de supplices répétés pendant quatre jours.
Ici une vue de l'entrée de notre repaire, les volets étant clos pour conserver la relative fraîcheur de l'habitation :
Là le contre champ, toujours égayé par Anouk :
Nous pourrions rester des heures devant ce spectacle toujours changeant, si la chaleur ne nous en chassait pas. Il manque juste l'effet de la marée pour que ce soit parfait.
Nous n’avons pas de piscine à débordement comme sur les publicités des hôtels haut de gamme mais nous trouvons rapidement à proximité un bar-pool, accessible moyennant quelques sangrias, donc tout va bien.
A Imerovigli comme ailleurs les habitations sont construites en cascade sur la crête de la falaise. Elles n’ont généralement qu’un seul étage et sont peintes à la chaux. Elles sont reliées au chemin de crête par des escaliers formant un labyrinthe éclatant ponctué de chats.
Beaucoup d’habitations sont gérées par un hôtelier. Chaque détail est hyper soigné, et il est difficile de trouver une perspective qui ne suscite pas l’admiration.
Le revers de tout cela c’est que les habitations sur la falaise fonctionnent comme un immeuble collectif : on entend tout ce que font les voisins dès qu’ils sont dehors, notamment quand ils sont pénétrés par le volcanisme ambiant et pètent un câble, ce dont nous serons tout de même témoins deux fois en quatre jours.
Il y a beaucoup d’Américains mais aussi d’Asiatiques. Certains viennent s’y marier ou du moins y faire quelques photos romantiques, comme ce couple d’Allemands.
Dans l’ensemble il y a beaucoup de touristes assez bien pourvus en cash. En témoignent nos voisins immédiats qui pour faire leurs selfies ont négligé la perche trop commune au profit du drone quadri-copter, tellement plus sexy ! Heureusement cela n'a duré qu'un quart d'heure, sinon je sortais mon short-gun. Je me demande toujours s'ils ont amené l'engin avec eux ou s'ils l'ont trouvé à louer sur place.
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vendredi 31 juillet 2015
5ème étape du voyage : île de Santorin
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Après deux derniers jours à Paros essentiellement consacrés à des baignades dans des plages éloignées et à la visite de villages pittoresques ayant bien réussi leur reconversion dans l'artisanat de luxe, nous rejoignons le bateau qui nous emmène à Santorin.
Le volcan qui dominait cette île a généré une caldeira au XVIIème siècle avant JC, très semblable à celles que nous avons vues aux Açores, mais qui en l'occurrence est ouverte sur la mer et non pas remplie par des eaux de ruissellement. Une caldeira se forme quand la chambre magmatique du volcan s'est vidée par des éruptions successives. Le plafond du réservoir de lave s'effondre alors, générant une structure géologique plus ou moins circulaire, pourvues de hautes falaises, qui lui donne l'aspect d'un gigantesque chaudron, qui atteint souvent plusieurs kilomètres de diamètre. La caldeira peut avoir près de la circonférence du volcan, et est beaucoup plus grande que le cratère d'origine.
Santorin abritait une civilisation très élaborée dans la ville antique d'Akrotiri, redécouverte en 1969 sous quelques dizaines de mètres de cendres. Celle-ci était apparentée aux Minoens crétois.
Il y a une activité volcanique résiduelle dans les ilots centraux de Santorin : ce sont bien les seuls à être préservés des touristes !
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Après deux derniers jours à Paros essentiellement consacrés à des baignades dans des plages éloignées et à la visite de villages pittoresques ayant bien réussi leur reconversion dans l'artisanat de luxe, nous rejoignons le bateau qui nous emmène à Santorin.
Le volcan qui dominait cette île a généré une caldeira au XVIIème siècle avant JC, très semblable à celles que nous avons vues aux Açores, mais qui en l'occurrence est ouverte sur la mer et non pas remplie par des eaux de ruissellement. Une caldeira se forme quand la chambre magmatique du volcan s'est vidée par des éruptions successives. Le plafond du réservoir de lave s'effondre alors, générant une structure géologique plus ou moins circulaire, pourvues de hautes falaises, qui lui donne l'aspect d'un gigantesque chaudron, qui atteint souvent plusieurs kilomètres de diamètre. La caldeira peut avoir près de la circonférence du volcan, et est beaucoup plus grande que le cratère d'origine.
Santorin abritait une civilisation très élaborée dans la ville antique d'Akrotiri, redécouverte en 1969 sous quelques dizaines de mètres de cendres. Celle-ci était apparentée aux Minoens crétois.
Il y a une activité volcanique résiduelle dans les ilots centraux de Santorin : ce sont bien les seuls à être préservés des touristes !
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mardi 28 juillet 2015
Trois jours de slow motion à Vivlos
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La maison est isolée de tout, et en particulier des plages : 6 kilomètres et 150 mètres de dénivelée. Or nous n'avons aucun moyen motorisé pour nous déplacer. Les bus sont rares, il n'y a pas de taxi.
Le premier jour nous tentons de rejoindre la plage à pied. Nous descendons par un chemin très praticable au début, mais qui devient vite broussailleux. Une totale licence sonore est donnée aux membres de la famille pour faire fuir les éventuels serpents.
Le lendemain nous empruntons une petite route avec les vélos des propriétaires. Le retour s'avère très éprouvant pour nos deux grandes filles que leur selle fait affreusement souffrir, un peu moins pour Anouk.
Le surlendemain j'ai concocté un circuit d'une trentaine de kilomètres passant par un temple de Demeter et une plage décrite comme la plus belle de l'île, mais nos deux estropiées déclarent forfait au bout de 500 mètres. Elles sont rejointes par Anouk qui espère (en vain) voir un film sur l'ordinateur portable d'Elvire. Les photos de cet abandon sont censurées, j'en suis désolé.
Anne et moi partons finalement affronter la chaleur persistante de la fin d'après-midi.
Nous constaterons qu'aucun autre touriste ne se risque à faire du vélo à Naxos, pourtant c'est moins montagneux que les Açores, le mont Zeus atteint à peine 1000 mètres. De façon générale nous sommes les seuls êtres vivants à nous intéresser aux vestiges du temple de Demeter, si on excepte quelques gros lézards suffisamment alertes pour sauter d'un bloc de marbre à l'autre. Nous en restons béats d'admiration.
La plage s'avère surtout remarquable par son absence de constructions et sa douce déclivité. Un mouillage intéressant.
Achever la boucle s'avère difficile, la selle d'Anne menaçant de se désolidariser du vélo à tout moment. Nous y parvenons néanmoins à la nuit tombée, et retrouvons nos filles même pas inquiètes de notre retour tardif, tant elles étaient convaincues à l'avance que notre randonnée allait se transformer en galère. Il semblerait qu'on m'attribue une capacité hors normes à générer des plans "pourris". Du coup je loue une voiture pour les deux derniers jours à Naxos.
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La maison est isolée de tout, et en particulier des plages : 6 kilomètres et 150 mètres de dénivelée. Or nous n'avons aucun moyen motorisé pour nous déplacer. Les bus sont rares, il n'y a pas de taxi.
Le premier jour nous tentons de rejoindre la plage à pied. Nous descendons par un chemin très praticable au début, mais qui devient vite broussailleux. Une totale licence sonore est donnée aux membres de la famille pour faire fuir les éventuels serpents.
Le lendemain nous empruntons une petite route avec les vélos des propriétaires. Le retour s'avère très éprouvant pour nos deux grandes filles que leur selle fait affreusement souffrir, un peu moins pour Anouk.
Le surlendemain j'ai concocté un circuit d'une trentaine de kilomètres passant par un temple de Demeter et une plage décrite comme la plus belle de l'île, mais nos deux estropiées déclarent forfait au bout de 500 mètres. Elles sont rejointes par Anouk qui espère (en vain) voir un film sur l'ordinateur portable d'Elvire. Les photos de cet abandon sont censurées, j'en suis désolé.
Anne et moi partons finalement affronter la chaleur persistante de la fin d'après-midi.
Nous constaterons qu'aucun autre touriste ne se risque à faire du vélo à Naxos, pourtant c'est moins montagneux que les Açores, le mont Zeus atteint à peine 1000 mètres. De façon générale nous sommes les seuls êtres vivants à nous intéresser aux vestiges du temple de Demeter, si on excepte quelques gros lézards suffisamment alertes pour sauter d'un bloc de marbre à l'autre. Nous en restons béats d'admiration.
La plage s'avère surtout remarquable par son absence de constructions et sa douce déclivité. Un mouillage intéressant.
Achever la boucle s'avère difficile, la selle d'Anne menaçant de se désolidariser du vélo à tout moment. Nous y parvenons néanmoins à la nuit tombée, et retrouvons nos filles même pas inquiètes de notre retour tardif, tant elles étaient convaincues à l'avance que notre randonnée allait se transformer en galère. Il semblerait qu'on m'attribue une capacité hors normes à générer des plans "pourris". Du coup je loue une voiture pour les deux derniers jours à Naxos.
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