Après un voyage sans histoire, nous arrivons à Nauplie, petite cité portuaire que les marchands vénitiens ont un temps utilisé comme comptoir, en y implantant une partie de leur architecture. De là nous pourrons facilement rayonner vers les sites archéologiques de l'Argolide, dont Mycènes et Epidaure.
Notre gite est un peu à l'extérieur de la ville. Nous occupons le dernier étage d'une grande maison plantée au milieu d'une oliveraie.
Notre hôte nous y accueille avec un anglais parfait et nous communique les principaux conseils utiles pour notre séjour, dont l'accès à la piscine du voisin et la localisation des tavernes que les grecs se sont réservées dans des villages pour fuir les touristes.
Il nous dit ne ressentir que légèrement les effets de la crise sur les réservations, et est content de nous signaler que la France n'a pas aidé Nauplie que dans le moment présent (via ses visiteurs lardés de cash), mais aussi lors de la conquête de l'indépendance. Il a la gentillesse d'oublier l'échauffourée de 1832 où nos soldats dispersèrent au canon une foule d'indépendantistes grecs, causant 300 morts dans leurs rangs.
Il est parfois difficile de le suivre tant les cigales chantent fort. Heureusement elles s'arrêtent avec le coucher du soleil, contrairement aux grillons.
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